Category Archives: Tour Du Monde

États-Unis

Pour rejoindre les États-Unis depuis l’Australie, la combine du routard consiste à prendre Jetstar (la compagnie low-cost de Qantas) entre Sydney et Honolulu et ensuite une compagnie américaine pour rejoindre la côte Ouest.

À Hawaii, je m’offre 5 jours de plongée illimitée pour un peu moins de 630$ (TVA incluse, pourboire en sus). Les sites accessibles depuis l’île d’Oahu ne sont pas les meilleurs de la région, mais plonger avec des gens expérimentés fut fantastique (la majorité des clients étaient des instructeurs ou avaient plus de 100 plongées à leur actif). Je garde un très bon souvenir du Corsair, une épave d’avion qui repose à un peu moins de 32 mètres (à faire au Nitrox) ainsi que d’un “mystery dive”. On nous a déposés “au hasard” et nous avons découvert un petit mur après un peu moins de 10 minutes de dérive.

Je m’incruste ensuite chez Ludovic et ses chouettes colocataires à Los Angeles, que de chemin parcouru depuis notre virée à Istanbul ! Ludo me fait visiter les environs (Venice Beach, Santa Monica, Mullholand Drive) et même un Wal-Mart aux caisses extra-larges, je m’attendais à pire. Bien que L.A. soit la 2e ville du pays, relativement peu de touristes s’y attardent, préférant généralement San Francisco ou New York, des villes où l’on peut survivre sans voiture. Si vous visitez le centre (downtown), obligation de réserver une table à Shojin, mon restaurant vegan préféré.

Je visite ensuite San Diego et en profite pour passer une journée à Tijuana, au Mexique. Le retour aux USA est assez glauque, pas mal de Mexicains se faisant menotter à la frontière.

Las Vegas m’a agréablement surpris. Entre les visites des hôtels/casinos (ces mots sont interchangeables à Vegas) et les spectacles, il y a de quoi passer de bons moments. Je suis allé voir KA et Zumanity, 2 shows époustouflant du cirque du soleil. En y allant pendant la semaine, vous pouvez obtenir de très bons deals sur l’hébergement, j’ai par exemple payé 120 CHF pour 3 nuits dans un hôtel 4 étoiles.

Dernière destination sur la West Coast : San Francisco. Outre le Golden Gate Bridge et Castro (le quartier LGBT), la ville abrite un des plus grands Chinatown des États-Unis, à visiter absolument.

Sur la côte Est, je passe 4 jours à Boston. Manque de chance, il a plu presque tous les jours, pas génial pour visiter…

J’avais prévu de rester quelques jours à New York, mais la ville est tellement fascinante que j’y suis resté 2 semaines. Il suffit de marcher 5 minutes à Manhattan pour reconnaître un monument connu, tout simplement magique ! En bon touriste, j’ai acheté un CityPass et visité la Statue de la Liberté, le Met, le MoMA, le Musée d’Histoire Naturelle, le Guggenheim ainsi que l’Empire State Building. Le nombre d’attractions et l’architecture en font la ville que j’ai préférée. Vivement que j’y retourne !

Difficile de succéder à New York, Washington ne s’en tire pas si mal, mais j’avoue que je serai bien volontiers resté 2 jours de plus à New York.

Mon tour du monde se termine à Miami, quelques jours pour s’imprégner une dernière fois de la culture latino et de la plage (South Beach) et il est temps de rentrer en Suisse.

Salutations.
Michel

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Nouvelle-Zélande

Dernier pays coup de cœur de ce tour du monde : la Nouvelle-Zélande. La nature rappelle un peu la Suisse, la “backpacker scene” est bien meilleure qu’en Australie (comprendre plus mature) et les prix restent très abordables.

Pour l’hébergement, rien ne vaut les guest houses affiliées à BBH, elles sont souvent très petites et conviviales. Les YHA ne sont pas mal non plus (surtout celui de Wellington).

Je passe quelques jours à Christchurch, la plus grande ville de l’Île du Sud, avant de faire route pour Dunedin afin de visiter la péninsule d’Otago. On a vu des albatros, des lions de mer et des pingouins à œil jaune (une espèce rare). Le paysage à lui seul vaut le déplacement !

Queenstown et Wanaka sont 2 stations pour les fans de sports, dommage que la saison de ski n’avait pas encore commencé.

Kaikoura permet d’observer des cachalots, enfin, si vous avez de la chance, car quand j’y étais, les excursions en bateau ont été annulées, les cachalots se trouvaient trop loin. Vous pourrez dans tous les cas observer des lions de mer à quelques minutes de marche du village.

Sur l’Île du Nord, Wellington abrite le musée national, Te Papa. L’héritage culturel du pays est très bien mis en valeur et il y a des expositions pour tous les goûts. C’est sans aucun doute l’un des meilleurs musées de l’hémisphère Sud. La ville étant bâtie sur une zone sismique, le musée est protégé des tremblements de terre par un système d’absorbeurs de chocs dont on peut apercevoir une partie. Il y a même un petit simulateur de tremblement de terre à l’intérieur.

Auckland est la plus grande ville du pays avec plus d’1.4 millions d’habitants, soit presque un tiers de la population. On la surnomme la “City of Sails”, et moi qui espérais avoir échappé au tapage médiatique autour de la voile… Il y a près de 50 volcans à proximité, de quoi faire de très belles balades.

Parmi les pays développés que j’ai visités lors de ce tour du monde, la Nouvelle-Zélande est sans conteste mon favori, et je ne suis de loin pas le seul backpacker à le penser.

Sweet as!

Michel

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Australie

Le voyage prend une autre tournure en quittant l’Asie du Sud-Est, plus question de jouer les prolongations ou d’ajouter des destinations vu le coût de la vie dans les pays développés. Je vais donc passer 2 mois en Australie, 5 semaines en Nouvelle-Zélande et finir par 8 semaines aux États-Unis.

C’est une sensation bizarre de se retrouver dans un pays occidental après tant de temps, se fondre dans la masse, ne plus être un centre d’intérêt (ou un porte-monnaie selon les pays) et de pouvoir comprendre tout ce qui se dit autour de soi.

J’atterris à Coolangatta et commence ma migration vers le nord en me rendant à Brisbane pour profiter des nombreux musées et prendre l’avion pour Cairns.

La concurrence est vive entre les nombreux opérateurs de liveabords sur la grande barrière de corail, les last minutes abondent : 800 CHF (après une réduction de 40%) pour 5 jours / 4 nuits équipement compris, pas mal ! C’est la saison des pluies et nous ne suivons malheureusement pas l’itinéraire prévu. Les plongées sont assez décevantes car les coraux sont en train de mourir, la température de l’eau étant trop chaude. Grosse déception donc, heureusement que l’on a vu une raie manta, une rencontre inoubliable.

De retour à Cairns, les routes vers le sud sont toujours bloquées à cause des pluies. La ville est ravitaillée par avion et par barge, les rayons frais des supermarchés sont aux 2/3 vides. J’attends quelques jours avec l’espoir de me rendre à Ayr pour plonger sur le SS Yongala, une des plus belles épaves au monde, mais la météo ne se montre pas très coopérative, tant pis…

Comment ne pas aimer Sydney ? Il y a bien sûr le célèbre Opera House et son pont (Harbour Bridge), un climat de rêve et la nature qui n’est jamais loin. À ce propos, une superbe balade (10 km) à faire absolument vous mène de Manly au Spit Bridge.

Changement de côte, je rejoins Ewa (ma sœur) qui est venue en vacances à Perth. Mark nous héberge et nous fait visiter la région. Ce furent de très bons moments, un grand merci à tout le monde.

Un petit détour par Melbourne et il est temps de prendre l’avion pour Alice Springs. Une excursion de 3 jours à Uluru est un must. La nature est splendide, les marches très intéressantes et le coucher de soleil devant le rocher magnifique.

Raie manta, grande barrière de corail

 

À la prochaine.
Michel

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Philippines

En préparant mon tour du monde, je n’avais pas prévu de visiter les Philippines, le pays ne faisant pas partie de la boucle standard que fait la majorité des routards en Asie du Sud-Est. C’est à force d’entendre parler de Coron et de ses fameuses épaves japonaises que je me suis laissé tenter.

Le pays est assez différent du reste de l’Asie du Sud-Est. Les Espagnoles, et plus tard, les Américains, y ont laissé leurs traces : la population est en majorité chrétienne et l’anglais est la langue officielle avec le filipino. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la gentillesse et l’honnêteté des locaux, en tout cas sur l’île de Palawan.

J’arrive sur Manille un jeudi, ça me laisse un jour pour régler les derniers détails avant de prendre le ferry de nuit pour Coron (Palawan). Il n’y a pas de bancomate à Coron (état janvier 2009), et si vous voulez changer des dollars, le taux sera de toute façon moins bon qu’à Manille. Un petit conseil pour le ferry : réservez votre billet online, il y a plein de promotions et vous découvrirez l’hymne de superferry.

Coron est connu pour ses épaves japonaises datant de la Seconde Guerre mondiale. Vous pouvez visiter l’intérieur de la plupart d’entre elles. Les jeux de lumière, les nombreux vestiges et la sensation de se retrouver enfermé sous 30 mètres d’eau en font des plongées inoubliables. Discovery Divers à quelques vidéos ainsi qu’un petit résumé pour chaque épave. Un vrai paradis pour metal heads, la vie aquatique étant assez limitée. Un autre site à ne pas manquer est Barracuda Lake, on y accède après une petite grimpette de 2-3 minutes (et non 15 minutes comme on lit un peu partout) sur des roches très coupantes. La température de l’eau passe de 28 degrés à la surface à plus de 36 degrés vers 19 mètres, c’est ce que l’on appelle une thermocline. Au fond, la couche de boue est très malléable, vous pouvez y mettre votre main jusqu’au coude ou alors faire l’autruche ! Vers 32 mètres, l’eau devient rougeâtre à cause d’un acide issu de la décomposition de feuilles. En remontant, vous pourrez vous faire faire une manucure ou un petit lavage de bouche par des cleaner shrimps qui vous attendent. Une plongée vraiment spéciale…

Un petit mot sur la sécurité : choisissez bien votre centre de plongée. Pénétrer à l’intérieur d’une épave n’est pas sans risque, en cas de problèmes, vous ne pouvez pas remonter directement à la surface. Faites attention aussi en palmant, il suffit qu’un plongeur kick trop fort et soulève toute la boue pour que la visibilité devienne quasi nulle. J’ai plongé avec Dive Cal, leur équipement est usé jusqu’à la corde, mais ils n’engagent que des instructeurs occidentaux, un grand plus selon moi. En effet, les locaux ont souvent une famille et ne pensent qu’à rentrer à la maison au plus vite (toute similitude avec ce qui se passe dans les bureaux en Suisse est purement fortuite). De deux choses l’une : soit ils plongent moins longtemps et vous n’en avez pas pour votre argent ou alors ils ne respectent pas les intervalles de surface et cela devient dangereux, ça serait bête de finir la journée dans un caisson de recompression. Le fait qu’ils soient payés au lance-pierre n’aide pas non plus. Dive Cal est aussi le centre le moins chère de l’île : 3000 pesos pour 3 plongées, soit environ 60 USD (le dollar a tellement baissé que tous les prix sont maintenant en pesos).

J’ai tellement aimé Coron que j’y suis resté 2 semaines et ai fait 9 jours de plongées. Ne loupez pas le restaurant Old House qui se trouve juste à côté de Dive Cal, les pâtes sont délicieuses (essayez les red hot chili peppers) et la San Miguel à 25 pesos passe bien après une dure journée sous l’eau.

Je reprends le ferry pour me rendre à Puerto Princesa, la capitale de la province. Un très bon day trip à faire est le Puerto Princesa Subterranean River National Park, une rivière souterraine navigable qui abrite plein de chauve-souris. Pour les fans de légumes, une visite chez Vegetarian House (79 Burgos St) s’impose, un des rares restaurants végétariens aux Philippines.

À bientôt.
Michel

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Inde

Après avoir écourté mon séjour au Sri Lanka, je me retrouve avec 5 semaines pour (re)visiter l’Inde. Au programme, des villes dont j’ai déjà parlé: New Delhi, Amritsar, Chandigarh, Agra, Varanasi et Jodhpur. Quelques endroits visités lors de mon voyage en Inde du Sud en 2003: Chennai, Hampi et Tirumala. Et pour finir, des nouvelles destinations: Rishikesh, Palitana et Hyderabad.

J’arrive à Chennai et célèbre mon retour en Inde en avalant 3 masala dosas, Saravana Bhavan a maintenant une succursale à Egmore, que du bon! Le lendemain, je prends l’avion pour New Delhi et obtiens un billet de train pour Amritsar le jour même, vive les quotas pour touristes!

Le train est le meilleur moyen de voyager en Inde: pas cher (moins de 10 CHF pour 1400 kilomètres), rapide (50 km/h pour les trains express) et surtout un moyen de rencontrer des Indiens. L’ambiance (comprendre le bruit) à bord est garantie: familles nombreuses, vendeurs ambulants (thé, café, samosas), mendiants, et même des contrôleurs.

Le mieux est de planifier ses voyages à l’avance sur le site d’Indian Railways, choisissez “Trains Between Important Stations”, entrez la date souhaitée et n’oubliez pas de choisir “Foreign Tourist Quota” sur la page suivante. Vous pourrez aussi connaître le prix et admirer la liste des concessions possibles (artistes, scouts, patients atteints du cancer, lépreux, et mon préféré: joueurs de polo). Petit conseil: noter le nom et l’horaire prévu des 3-4 stations qui précèdent la vôtre, ça vous sera utile pour estimer votre heure d’arrivée en cas de retards (mon record est de 12 heures à cause du brouillard). Si le train n’offre pas de quotas pour touristes et qu’il y a une waiting list, ça vaut toujours la peine de demander au guichet. On vous dira s’il y a une chance qu’elle se résorbe, ou parfois, ils vous proposeront d’émettre le ticket depuis une autre station (par exemple Agra Cantt à la place d’Agra Fort) qui dispose d’une waiting list plus courte. Une fois le train choisit, il faut se rendre à la gare avec votre passeport et c’est là que les choses sérieuses commencent. Il y a en gros 3 cas :

  1. C’est une grande ville et il y a un bureau spécial pour les touristes.
  2. La ville ne dispose pas de bureau spécial, mais il y a un guichet pour touristes/personnes âgées/militaires.
  3. Pas de guichet spécial ou le fonctionnaire est en pause.

Le 1er cas est trivial, on vous aidera même à remplir le formulaire si vous ne savez pas quel train prendre. Pour les 2e et 3e cas, il faut se procurer un formulaire au guichet “Enquiry”, ne faites surtout pas la queue, à moins de vouloir absolument passer pour un débutant. Votre formulaire en poche, remplissez-le: numéro du train et son nom, date du voyage, station de départ et de destination, votre nom/âge/sexe, classe et couchette de votre choix. Comme classe, je choisis toujours Sleeper (SL) et demande une couchette en haut (Upper Berth) car la couchette du milieu est baissée pendant la journée pour servir de reposoir. Une fois le formulaire remplit, il va falloir faire la queue à l’indienne. La technique consiste à coller son prédécesseur au plus près possible, sinon, un moustachu s’engouffrera entre vous comme si de rien n’était.

Si vous êtes sur la waiting list, vous pouvez suivre votre progression online à l’aide du PNR (Passenger Name Record) indiqué sur votre ticket. La liste définitive des passagers est compilée 4 heures avant le passage du train. Si tout va bien, le site vous indiquera dans quel wagon vous êtes et quelle couchette vous a été attribuée. Si votre statut est RAC (Reservation Against Cancellation), ça veut dire que vous pouvez monter dans le train, mais qu’il se peut que vous deviez partager votre couchette. Pas de panique, au pire des cas, le contrôleur vous trouvera une couchette libre. Si vous êtes encore sur la waiting list, vous pouvez vous faire rembourser le ticket ou alors tenter votre chance dans le train, mais je le déconseille pour de longues distances.

Rishikesh est surnommée la capitale mondiale du yoga. Pour les réfractaires comme moi, le coin est quand même très sympa et reposant. En retournant sur Delhi, je m’arrête un jour à Haridwar, un des lieux saints où se déroule la Kumbh Mela (la prochaine a lieu en 2010). La vieille ville est assez belle et les ghats grouillent de pèlerins.

Palitana est un centre de pèlerinage jaïn composé de plus de 850 temples bâtis sur des collines. La vue depuis le sommet est magnifique, on y accède en montant plus de 3200 marches. Les fainéants (et il y en a beaucoup) se font porter sur des chaises, une attraction aussi intéressante que les temples en eux-mêmes.

Hyderabad est la capitale de l’Andhra Pradesh, la ville est plus connue pour son industrie high-tech que pour ses sites touristiques, son petit nom est Cyberabad. Ne vous faites pas d’illusion, ça reste l’Inde et il ne faut pas s’imaginer une ville moderne. J’ai visité le Charminar et le Laad Bazaar, je dois avouer que je suis resté sur ma faim.

Ah Hampi, je garde d’excellents souvenirs de ma visite en 2003. J’y étais allé en basse saison et étais seul dans une superbe Guest House qui louait des petits bungalows pour 50 INR la nuit. Cette fois, j’arrive pour le Nouvel An et dois tout de suite déchanter. La rivière a emporté les petits bungalows qui ont été remplacés par des cabanes immondes. La Guest House est pleine mais propose d’installer un lit dehors pour 100 INR (2.5 CHF) la nuit, beaucoup mieux que les autres qui demandaient plus de 300 INR. À l’époque, la majorité des restaurants servait uniquement de la nourriture végétarienne (c’est une ville sainte), mais maintenant, la plupart servent des œufs, du poisson et de la bière imbuvable. Encore un méfait du tourisme. Je mange donc dans des petits bouis bouis végétarien, fréquentés en majorité par des Indiens, qui ont tous comme particularité de servir de la nourriture infecte, ce qui est assez rare en Inde. Heureusement que je suis venu pour les ruines et non pour bien manger. Les ruines forment un des sites les plus intéressants de l’Inde, prévoyez au moins 2-3 jours pour les visiter. Le paysage aux alentours est splendide, on ne se lasse pas d’admirer les roches taillées par l’érosion.

Tirumala est un de mes lieux favoris en Inde, et je ne sais pas pourquoi, très peu de touristes occidentaux s’y rendent. C’est pourtant le site religieux le plus visité au monde avec plus de 50 000 pèlerins par jour, et un des rares temples hindous qui permet aux non-hindous de voir la divinité. Vous avez sûrement déjà vu des images d’Indiens qui se font raser la tête pour offrir leurs cheveux en guise de remerciement pour un vœu exaucé ou pour renoncer à leur ego. Ces cheveux sont revendus par le temple (370 000 INR/200 kg selon une publicité dans le journal local, soit un peu plus de 40 CHF par kilo) pour en faire des perruques dans le monde entier! Pour visiter le temple, le plus simple est de se rendre avec son passeport au “Joint Executive Officer” à Tirumala et de payer 100 INR pour un “Special Darshan” qui permet de sauter une partie de la queue. La  ferveur indienne est assez différente de ce que l’on s’imagine, ça pousse, et même très fort dans les derniers moments avant d’accéder à la divinité. Une fois à l’intérieur, c’est le staff qui prend le relais en vous poussant pour assurer un tournus rapide, vous avez environ 30 secondes, pas plus. Une superbe expérience, et pas d’inquiétudes, je suis toujours athée.

Voilà, c’est tout pour l’Inde, le prochain billet sera sur les Philippines. Sinon, ça fait 3 semaines que je suis de retour en Suisse. Prochaine aventure: trouver du travail.

À plus.
Michel

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Sri Lanka

La France Le Sri Lanka, on l’aime ou on le quitte. Je décide donc de changer mon billet d’avion après à peine 3 jours dans ce pays. D’habitude, les gens aiment plutôt bien le Sri Lanka, mais là, ça ne passe pas, et il est hors de question de revivre l’expérience vietnamienne. Chapeau à Air India Express: 11.5 CHF pour changer un billet d’avion à la dernière minute.

À Colombo, l’ambiance est pesante, il y a de nombreux checkpoints de l’armée. Le gouvernement est toujours en lutte contre le LTTE. La ville en elle-même n’est pas très intéressante, on m’avait prévenu.

À Kandy, je visite le temple de la Dent du Bouddha. L’histoire de la relique est, bien entendu, abracadabrantesque. Elle aurait été détruite par les Portugais, mais il s’agissait en fait d’une copie. Chacun est libre d’y croire ou pas, mais il faut quand même admettre que les reliques ont la fâcheuse tendance de disparaître pour réapparaître, quand elles ne se multiplient pas…

Je suis content d’être de retour à Colombo pour prendre l’avion. J’en ai vraiment marre de ce système de prix différents pour les locaux et les touristes. Beaucoup de pays le pratique, mais les Sri Lankais avec une assiduité toute particulière. Il n’y a rien de mieux pour se sentir le bienvenu. Le pays est 2 fois plus cher que l’Inde à qualité comparable, enfin, en un peu moins sale. Le Sri Lanka a aussi confirmé ma théorie qu’il n’y a qu’en Inde où l’on peut manger de la bonne nourriture indienne végétarienne. Hindustan zindabad!


À bientôt.
Michel

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Singapour

Je me fais plaisir en m’offrant 2 nuits dans un dortoir à 2 places. Comme voisin, j’ai un Taïwanais qui a bossé à l’ONU de Genève. Le monde est petit. La guest house se situe juste à côté de Little India. Trop propre pour être crédible, mais ça donne envie d’y être. Certains restaurants proposent même des plats allégés, pas crédible je vous disais.

J’essaie de visiter le plus de monuments possible, mais mes pieds sont d’un autre avis, satanée infection bactérienne. J’ai bien aimé l’Asian Civilisations Museum, il faut dire qu’il y a relativement peu de musées intéressants en Asie.

Il est temps d’aller au Sri Lanka, j’ai un vol pour Chennai (Inde) ou j’ai prévu de dormir quelques heures à l’aéroport avant de continuer sur Colombo. Les joies des vols low-cost…

Salutations.
Michel

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Thaïlande

C’est avec grand plaisir que je me retrouve à Bangkok pour 2 semaines, le temps que mon oeil droit aille mieux. Plusieurs mois après, je repense à cette période avec nostalgie.

Je retourne à Phuket pour joindre un liveaboard de 4 jours (12 plongées) aux Similans. Pour les non-initiés, on peut résumer un liveaboard par sleep, dive and eat. Je suis parti avec le Queen Scuba, un bateau assez luxueux (compter plus de 1000 CHF/personne) que je recommande vivement. Les instructeurs étaient vraiment sympas et le staff thaï formidable: superbe nourriture chay pour moi, et il y avait même quelqu’un qui vous attendait avec une serviette chaude après chaque plongée de nuit. La classe. Si vous êtes dans la région entre octobre et mai, un liveaboard aux Similans s’impose, de plus, vous pouvez facilement trouver des last minutes. Petit conseil: achetez ou louez des chaussures de plongées, vos pieds seront reconnaissants. J’ai en effet attrapé une vilaine infection bactérienne (due aux coupures causées par les palmes) qui m’a pourri la vie pendant 3 semaines.

A bientôt.
Michel

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Myanmar (Birmanie)

J’ai tellement aimé la Birmanie (Myanmar) que je tenais absolument à y retourner. Manque de chance, je me blesse bêtement à l’œil droit à peine arrivé. En sortant ma banane (made in Vietnam) de mon sac, l’élastique reste coincé, et en forçant, je me ramasse la boucle de la ceinture dans l’œil. L’ophtalmo me dit de faire attention pendant les 2-3 prochaines semaines et de retourner immédiatement chez le médecin si la situation empire. Le système de santé étant assez limité en dehors de Yangon et Mandalay, je décide de rester quelques jours à Yangon. Et moi qui pensais visiter les lieux que je n’avais pas pu voir lors de ma visite précédente…

La mousson jouant les prolongations sur l’Asie du Sud-Est (fin octobre 2008), je m’ennuie ferme à Yangon et décide de retourner à Bangkok (où il y a beaucoup plus à faire) après une semaine.

À Yangon, j’en profite pour refaire un visa pour l’Inde, le côté rough du pays me manquait. La procédure nécessite 3 passages à l’ambassade. Il faut d’abord remplir le formulaire habituel et payer 25$ pour qu’ils envoient un fax en Suisse, revenir 3 jours plus tard pendant la matinée et payer 40$ pour le visa, et enfin, repasser en fin d’après-midi le chercher. Ne me demandez pas pourquoi il est impossible de payer en une fois, c’est l’Inde!

Si vous êtes sur Yangon un vendredi soir, ne manquez pas la happy hour au Strand. L’occasion rêvée de siroter une Tiger Beer (3$) en compagnie des expats dans un des hôtels les plus chics de Bimanie.

En comparaison avec ma dernière visite, il y avait encore moins de touristes. Les temps sont durs pour les familles qui dépendent de cette activité pour vivre. La Birmanie reste l’un de mes pays préférés, j’y retournerai, c’est certain.

À plus.
Michel

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Thaïlande

Sitôt le festival végétarien terminé, je fille à Bangkok. Je viens de passer les 10 jours les plus intenses de ce voyage et retrouve ma ville asiatique préférée. Quelle belle vie! Mon 2e visa pour la Birmanie en poche, je retourne à Koh Tao pour passer la certification Enriched Air Diver.

L’air enrichi (Nitrox) permet de rester plus longtemps sous l’eau et/ou de diminuer les intervalles de surface entre 2 plongées. Il faut savoir qu’il y a 2 facteurs qui limitent votre temps de plongée:

  1. Votre consommation d’air
  2. La limite de non-décompression

Au début, c’est votre consommation d’air qui pose problème, il faut bien remonter à la surface quand il ne vous reste que 50 bars. Après quelques plongées, quand vous aurez pris l’habitude de bien respirer et de vous détendre, c’est la limite de non-décompression qui vous limitera. Sous l’eau, vous respirez un volume d’air bien plus important qu’à la surface. Par exemple, à 26 mètres, la pression est d’environ 3.6 bars, vous respirez donc 3.6 fois plus d’air qu’à la surface. Votre corps absorbe une quantité non négligeable d’azote (l’air étant approximativement composé de 21% d’oxygène et de 79% d’azote) qui peut se révéler dangereuse pour la santé. C’est la fameuse maladie de décompression. Vous ne pouvez donc rester que 27 minutes à cette profondeur. En utilisant de l’air enrichi en oxygène, vous diminuez la quantité d’azote absorbée et par conséquent augmentez le temps à disposition sous l’eau et/ou réduisez la durée des intervalles de surface entre 2 plongées (qui servent justement à diminuer la quantité d’azote présente dans votre corps). Avec de l’air enrichi à 32% d’oxygène (EAN 32), vous pouvez rester 40 minutes à 26 mètres et 50 minutes avec de l’air enrichi à 36% (EAN 36). Il y a cependant une nouvelle limitation, l’oxygène devient nocif quand sa pression partielle atteint 1.4 bars, ce qui fait que vous ne pouvez pas dépasser 34 mètres avec de l’EAN 32 et 29 mètres avec de l’EAN 36 sous peine de risquer d’avoir des convulsions et de vous noyer. En pratique, pas de problèmes, votre ordinateur vous avertira bien avant.

Je n’ai malheureusement pas plongé souvent avec du Nitrox, car peu de centres font du Nitrox for free (c’est-à-dire sans suppléments) et de toute façon, si vous êtes le seul à plonger avec du Nitrox, vous allez quand même devoir suivre un profil de plongée à l’air. Donc pourquoi payer plus?

Je pars ensuite pour Koh Lanta avec l’idée de plonger à Hin Daeng et Hin Muang, des sites parmi les plus réputés en Thaïlande. Nous n’y sommes finalement pas allés, un groupe de plongeurs passant leur Open Water nous a rejoint le jour prévu.

Salutations.
Michel

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